Génies de la bourse des valeurs.
J. Paul Getty.

Dans les années 30 du XX siècle, face à la Grande Dépression, J. Paul Getty a réalisé qu’il pouvait générer plus de profit en achetant des entreprises pétrolières qu’en cherchent des gisements de pétrole lui même.
Il trouvait des compagnies dont les actions étaient vendues en dessous de leur prix de bilan, mais qui possédaient de précieuses ressources. Ses premiers investissements dans des compagnies pétrolières l’ont fait perdre encore près d’ 1 000 000 000 de dollars. Les mises étaient extrêmement élevées. « je finançais l’achat des actions avec chaque dollar dont je disposais, disait-il, et avec chaque cent de crédit que je réussissais à obtenir. Si j’avais perdu dette entreprise… je serais moi-même sans un sou et endetté à vie. »
L’objectif principal de Getty était Tide Water, une compagnie pétrolière contrôlée par Standard Oil que possédait Rockefeller. Après plusieurs années de lutte, Getty a réussi à en prendre le contrôle en achetant les actions d’une compagnie qui, elle-même, possédait une grande quantité des actions de Tide Water.
La recherche de failles et de différentes opportunités était l’un des traits de caractère de Getty qu’il a hérité de son père, juriste à Minneapolis. En 1904, il emmena sa famille en Oklahoma. Son fils aîné voyait pousser des plateformes pétrolières et comprenait qu’avec du pétrole on pouvait faire beaucoup d’argent. A partir de ses 11 ans, en suivant son père dans des entreprises pétrolières, il a commencé son journal dans lequel il notait toutes les spécificités de l’industrie pétrolière. Ceci fut sa meilleure école. Getty disait que les années passées à Oxford et Berkeley étaient des années gaspillées inutilement.
Plus tard, la famille avait déménagé en Californie. En 1933, Getty quitta précipitamment l’Etat par peur de tremblements de terre. On ne pouvait pas dire de cet homme qu’il était courageux, sauf lorsqu’il s’agissait d’investissements. Getty avait beaucoup de chance en bourse et considérait qu’il était plus raisonnable de se baser sur les tendances plutôt que de craindre les crises économiques.
John Templeton.

Les gens me demandent toujours où se trouve la bonne perspective, mais ce n’est pas la bonne question. La bonne question est : où se trouve la pire des perspectives ?
John Templeton a grandi dans la campagne de Tennessee. Il a suivi ses études à Yale University, ensuite à Oxford. Son premier grand investissement date de 1939, lorsqu’il a eu l’idée de faire le tour des bourses et d’y acheter pour 100 dollars d’actions qui étaient mises à prix à moins d’un dollar. En les gardant pendant 4 ans, il a obtenu plus de 40000 USD de gains. A l’époque, ce fut une somme énorme. Peu de temps après, Templeton est tombé sur un consultant en investissement qui voulait se débarrasser de son affaire. Il l’a achetée à 5000 USD.
Dans les années 50 du XX siècle, longtemps avant la mode pour les investissements globaux , il cherchait déjà des opportunités intéressantes d’investissement à travers le monde entier. Vers le milieu des années 60, Templeton Funds a démarré son activité au Japon. A l’époque, les actions des compagnies japonaises étaient vendues avec un coefficient de 4, alors que celles des compagnies américaines étaient vendues avec un coefficient de 16. Templeton considérait que le but premier de l’investisseur était de trouver les prix les plus bas. Un investissement de 10000 USD réalisé avec son soutien, 40 ans plus tard valait déjà 2 300 000 USD.
En 1987, John Templeton a été fait chevalier. « Je suis persuadé qu’on peut réussir toutes les carrières si on respecte les principes moraux » disait-il. Templeton supposait que le respect des valeurs et le progrès sont à une carrière ce que la recherche et le progrès sont à la science. Cependant, les prières n’ont jamais remplacé une stratégie scrupuleusement élaborée pour Templeton.
Larry Williams.

On ne présente pas Larry Williams. Il peut, à juste titre, être désigné comme le plus grand des gourous du marché des futures, dont il possède 30 ans d’expérience.
Le plus connu des ses accomplissements a été sa victoire au championnat des ventes des futures , la coupe Robbins (Robbins World Cup of Championship of Futures Trading). Lors de cette compétition, il a réussi à gagner 1 147 000 USD en une année, avec un capital de départ de 10 000 USD. De plus, il a été membre de la direction de National Futures Association. Son nom a apparu à plusieurs reprises dans les grandes éditions périodiques, telles que Barrons, The Wall Street Journal, Forbes, Money, Fortune et autres.
Le tout premier ouvrage de Larry Williams, reflétant 10 ans de travail, se nommait « Les secrets à long terme du commerce à court terme » (« Long term secret of short term trading ») . A côté d’une analyse profonde des stratégies les plus effectives et des descriptions détaillées des meilleures théories et pratiques de gestion des capitaux, le livre parle des meilleurs indicateurs techniques de l’auteur. Il dévoile les secrets des opérations à court terme avantageuses ainsi que les avantages et les inconvénients de cette entreprise fructueuse mais aussi potentiellement dangereuse.
Pour devenir un trader à succès en utilisant la technique de Larry Williams, il est nécessaire non seulement de recevoir régulièrement des informations sur les marchés, mais aussi prendre en compte l’état psychologique des participants, leurs objectifs. En 1987, Williams avait battu tous les records de la coupe Robbins.
Michael H. Steinhardt.

Un bon trader est celui qui sait maîtriser l’envie de suivre ses théories jusqu’au bout, qui dispose d’une souplesse d’esprit suffisante pour comprendre où et comment il peut commettre une erreur.
Steinhardt a grandi à Brooklyn. Il s’est sérieusement intéressé aux actions le jour il en a reçu quelques une en cadeau. Peu de temps après, il a commencé à fréquenter le bureau local de Merrill Lynch afin de vérifier l’état de son compte et utiliser les gains obtenus pour l’achat d’autres actions.
Après avoir terminé l’école à l’âge de 16 ans, Steinhardt a commencé ses études à l’école Wharton en Pennsylvanie, ou a terminé en trois ans le programme universitaire de base. Steinhardt a terminé Wharton à 19 ans. Ensuite, il a débuté ses activités à l’endroit qu’il préférait à tous les autres - Wall Street.
A 26 ans lui et ses deux amis, avec un capital de 7 700 000 USD, créent le fond Steinhardt Partners (1 dollar investi dans Steinhardt Partners en 1967 en vaut aujourd’hui 550). Tout comme George Sores, Michael Steinhardt a gagné une fortune grâce à la gestion d’un fond de minimisation des risques. Il précisait par la suite que le risque d’investissement dans ces fonds varie de 200% recettes à 200% de pertes. Néanmoins, la gestion des fonds de minimisation des risques a permis à Steinhardt de faire fructifier sa fortune jusqu’à 500 000 000 USD.
Michael Steinhardt est devenu célèbre grâce à quelques affaires assez risuqées. C’est ainsi, en 1981, lorsque les taux du marché étaient de 14% , il a acheté pour 250 000 000 USD d’obligations. Le capital réel du fond ne faisait que 50 000 000 USD. A un moment, il avait perdu 10 000 000 USD sur cette opération, mais a tenu sa position et a réussi à gagner 40 000 000 USD sur cette affaire. Ce chiffre représentait 97% de son chiffre d’affaires annuel.
En 1983, Steinhardt a acheté 800 000 actions de IBM au prix de 117 USD par action, a clôturé la position au prix de 132 USD, s’est retourné et a vendu 250 000 actions, en fermant la position à 120USD. Ces opérations lui ont rapporté 15 000 000 USD.
En 1985, il achète des actions de Montedison, une compagnie italienne peu connue, à 0.50 USD par action et les revend durant l’année à 3.00USD/ pièce. A cette époque, les gains de cette opérations ont constitué la plus grande part de son chiffre d’affaires annuel.
En s’appuyant sur son expérience de Wall Street, Steinhardt donne un conseil avisé aux investisseurs non-professionnels : « Ils doivent à tout prix se rendre compte du fait qu’ils ont des faiblesses face aux concurrents, ce qui est dû à leur formation, leur expérience et à la qualité des informations qui leurs parviennent». Il affirme que les opérations boursières n’étaient pas un jeu, mais un travail dur, mais passionnant.
Peter Lynch.

Investissez dans les compagnies dans lesquelles tout le monde investirait. Car tôt ou tard, tout le monde le fera.
Peter Lynch est né en 1944. Il est obligé de travailler dès son enfance. Il n’a que 10 ans, lorsque son père meurt. Pour nourrir sa famille, il travaille comme caddie au club de golf local. Au club, Peter écoute, enchanté, les conversations des membres qui tournent souvent autour de l’argent. En général, ce sont des hommes d’affaires importants et des cadres de différents niveaux. C’est ainsi qu’il entend pour la première fois parler d’investissements, de crédits, d’actions et de fonds.
Il entre à Boston College et, en 1969, est embauché chez Fidelity comme analyste spécialiste de la métallurgie. En 1974, il est promu directeur de la recherche, et, 3 ans plus tard, est nommé directeur de Fidelity Magellan Fund (1 dollar investi dans Fidelity Magellan Fund en 1911 en vaut aujourd’hui 400).
Lorsquen 1978 Lynch et nommé directeur de Fidelity Magellan Fund, ce dernier ne dispose que des actions de 45 compagnies pour une somme totale de 20 000 000 USD. En 1990, à l’âge de 46 ans, il laisse de coté ses activités et devient vice-président du fond. A ce moment, les actifs du fond sont distribués entre 1200 entreprises et ont une valeur de 14 000 000 000 USD. Un investisseur, en plaçant 10 000 USD en 1977 pouvait repartir avec 280 000 USD en 1990. aujourd’hui, les actifs du fond dépassent les 50 000 000 000 USD.
Peter Lynch est l’auteur de quelques ouvrages très populaires auprès des investisseurs. Son livre « Beating the Street” écrit en collaboration avec John Rothschild, est la suite de son ouvrage «One Up on Wall Street». Il y explique comment devenir expert dans sa propre compagnie et comment bâtir un solide portefeuille d’investissements en se basant sur sa propre expérience, ses intuitions et les études de marchés indépendantes.
Peter Lynch remarque que la nature humaine exige une satisfaction immédiate et un enrichissement sans pertes. Le temps a montré que ceci était une chimère et non pas le monde réel de l’investissement. Les meilleurs des traders et managers d’investissements traversent des périodes de stagnation et de pertes. Les pertes et les gains représentent une partie intégrante de tous les indicateurs historiques.
George Sores.

Les millionnaires dépensent l’argent, alors que les milliardaires construisent l’histoire.
Il n’est pas du tout important de savoir si tu as raison ou tort. Ce qui est important, c’est de savoir combien d’argent tu gagnes lorsque tu as raison et combien tu en perds lorsque tu te trompes.
George Sores est né à Budapest en 1930. en 1947, à l’arrivée des communistes au pouvoir, il émigre en Grande-Bretagne. Il travaille comme vendeur de tabac. En 1952 il termine l’Ecole de l’Economie de Londres.
En 1969, avec l’analyste Jim Rogers, Sores crée le fond international d’investissement - Quantum Fund (1 USD, investi dans le Quantum Fund en 1969, en vaut aujourd’hui 4000). C’est ainsi que commence l’époque de sa prospérité financière.
Il y a eu des hauts et des bas dans la carrière financière de Sores. En 1992, a eu lieu son opération la plus scandaleuse - le jeu contre la monnaie britannique sur lequel il gagne 2 000 000 000 USD.
Durant 1993, les gains spéculatifs de Sores constituait 1 100 000 000 USD. De l’autre côté, Sores perd environ 2 000 000 000 Usd en Russie et presque 3 000 000 000 USD lors du crash de NASDAQ au printemps 2000.
La spécialité de Sores sont surtout les spéculations monétaires. Il obtient toutes les informations nécessaires des journaux ordinaires, sans jamais s’adresser aux analyses de Wall Street. Ses décisions concernant les investissements reposent sur sa certitude quant au caractère chaotique des marchés financiers.
Warren Buffet.

Wall Street est le seul endroit au monde, où, un homme venu en Rolls Royce demande humblement conseil à un autre, qui y est venu en métro.
Warren Buffet est né en 1930 en Omaha, aux Etats-Unis. Ayant bâti une énorme fortune, il a néanmoins préféré y rester.
Warren a réussi sa première opération à 11 ans en y gagnant 5 dollars. Vers ses 20 ans, n’ayant pas réussi à rentrer à Harvard, il a travaillé comme mécanicien, caddie, a distributeur de journaux. Plus tard, il est monté jusqu’au rang de responsable de machines de billard chinois dans les coiffures du coin. Buffet a accumulé 9800 USD. En 5 ans d’investissements, il les a fait gonfler jusqu’à 100 000 USD. C’est avec ce capital-là que Buffet a commencé à faire des investissements professionnellement.
Après 2 ans d’apprentissage chez Benjamin Graham, père incontesté de l’analyse des titres, Buffet est retourné à Omaha et y a ouvert la compagnie Berkshire Hathaway (1 USD investi dans cette compagnie en 1965 en vaut aujourd’hui 5000).
L’une de ses stratégies était l’investissement à long terme dans les actions sous-estimées à bon potentiel, participation aux capitaux des entreprises et l’arbitrage. Le plus important dans les investissements de Buffet a été la compréhension de l’activité de l’entreprise à racheter et une image nette de ce qu’elle va devenir à long terme.
Malgré tout son conservatisme, Buffet, en 1969, a accompli quelque chose de très radical : il a dissout la compagnie en période de croissance des prix fulgurante, considérant que tout le marché était surestimé.
Buffet est aujourd’hui l’une des personnes les plus riches des Etats-Unis. Il détient de gros paquets d’actions de Coca Cola, Washington Post Co, Berkshire Hathaway Inc. Etc.
Aujourd’hui, la fortune de Warren Buffet est estimée à 36'000'000'000 USD. Selon Forbes, il n’y a que la fortune de Bill Gates qui la dépasse.
* This article has been prepared and written by the specialists of analytics department of the Company Larson & Holz Pharm. Investments in 1999. The data has been reviewed and corrected by the Company Larson & Holz Corp. and Larson & Holz IT Ltd. in 2004. All rights reserved. |